6239 Ma vie en quelques mots

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

Ma vie en quelques mots
Yagg
Divers | 16.10.2016 - 18 h 56 | 0 COMMENTAIRES
Message à l’Inter-LGBT

Bonjour,

Suite à la publication de votre communiqué de presse post-adoption de la loi modernisation de la justice du XXIème siècle, et notamment les « avancées » concernant le changement d’état civil, je tenais à vous faire part de mon désaccord.

Voici en noir le texte de l’article 18-quater tel qu’il a été adopté, et en bleu turquoise, un aperçu des situations qui se produiront probablement (précision: la dernière situation, c’est du vécu personnel):

De la modification de la mention du sexe à l’état civil

« Art. 61-5. – Toute personne majeure ou mineure émancipée qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe dans les actes de l’état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue peut en obtenir la modification.

« Les principaux de ces faits, dont la preuve peut être rapportée par tous moyens, peuvent être :

« 1° Qu’elle se présente publiquement comme appartenant au sexe revendiqué ;

=> Doute sérieux, nous estimons que votre apparence/tenue vestimentaire n’est pas suffisamment convaincante afin de satisfaire votre demande. => Nouvelle audience dans un an ou renvoi en Appel.

« 2° Qu’elle est connue sous le sexe revendiqué de son entourage familial, amical ou professionnel ;

=> Doute sérieux. D’après les documents fournis, nous estimons que vous n’êtes pas suffisamment connu-e sous votre identité revendiquée auprès de votre entourage. => Nouvelle audience dans un an ou renvoi en Appel.

« 3° Qu’elle a obtenu le changement de son prénom afin qu’il corresponde au sexe revendiqué ;

=> Doute sérieux sur la détermination du/de la demandeu-se-r. Pourquoi n’avez-vous pas effectué une demande de changement de prénom au préalable à cette procédure ? => Nouvelle audience dans un an ou renvoi en Appel.

« 4° (Supprimé)

« Art. 61-6. – La demande est présentée devant le tribunal de grande instance.

=> Combien de personnes sont capables de rédiger correctement une requête de changement d’état civil, parmi elles, combien sont suffisamment en confiance pour se défendre efficacement sans avocat-e ? Quelles associations vont aider les personnes n’ayant pas les moyens de s’offrir les services d’un-e avocat-e à rédiger/fournir les documents ? Comment ça se passe quand on a pas pris d’avocat et que la demande est rejetée, qui fait la demande de renvoi en Appel dans les 15 jours en avançant 200€ ? Quid de la gratuité de la procédure ?

« Le demandeur fait état de son consentement libre et éclairé à la modification de la mention relative à son sexe dans les actes de l’état civil et produit tous éléments de preuve au soutien de sa demande.

« Le fait de ne pas avoir subi des traitements médicaux, une opération chirurgicale ou une stérilisation ne peut motiver le refus de faire droit à la demande.

=> D’après les documents présentés, nous observons que le/ la demandeu-se-r a consulté plusieurs médecins dans des villes différentes, et a déménagé pour trouver du travail. Cela dénote une certaine instabilité qui motive notre doute sérieux. => Nouvelle audience dans un an ou renvoi en Appel.

 

Dans votre communiqué, vous annoncez clairement:

[…]La demande doit être présentée devant le tribunal de grande instance du lieu de résidence ou du lieu de naissance. La présence d’un-e avocat-e ne devrait pas être obligatoire, ce qui rendrait la procédure gratuite[…]
[…]Nous nous réjouissons de cette grande victoire programmée depuis le 12 juillet dernier, mais actée seulement ce 12 octobre. Nous demanderons à être associé-e-s à l’élaboration du décret et des circulaires d’applications et nous attendons la promulgation de la loi. Nous remercions l’ensemble du tissu associatif ainsi que les parlementaires qui ont permis une telle avancée.[…]

Comment pouvez-vous vous réjouir de cette « victoire » ? Combien de personnes vont subir ces situations dans les années à venir ? S’il y a abus de la part des juges, qui va faire un dossier au Barreau ou au ministère de la Justice et attendre des mois, des années avant d’avoir une réponse qui sera sûrement « Vous n’avez qu’à faire Appel » ?

Divers | 31.12.2015 - 00 h 44 | 1 COMMENTAIRES
2015 en quelques lignes

Fffffff !

Pfiou ! Y en a de la poussière ici !

L’année s’achève et Il est temps de la regarder avec un peu de recule. Comment faire cette retrospective autrement qu’en photos ?

Bon, je vais essayer:

Fin 2014, j’ai quitté mon travail et ma Bourgogne natale pour rejoindre ma compagne au bout du monde (ou presque ^_^).

Les premiers mois furent difficiles, lorsque l’on change de région, administrativement c’est comme changer de pays, tous les services que je pensais nationaux sont en fait gérés au niveau départemental (Pôle Emploi, CPAM…) et avec mes papiers toujours en situation de flou, ce fut éprouvant. Sujette de façon chronique à la dépression et aux crises d’angoisses, j’ai progressivement arrêté mon traitement devenu inefficace et nuisible pour ma vie de couple, pour me concentrer sur des méthodes alternatives et du dialogue. J’ai aussi pu trouver, grâce à une amie, une généraliste qui a accepté d’être mon médecin réfèrent, et qui a su adapter de manière efficace mon traitement pour ma thyroïde (Cela parait futile, mais trouver dans un désert medical un médecin qui accepte de prendre un patient supplémentaire n’est pas chose facile)

En arrivant ici, je n’ai pas trouvé de travail immédiatement, je suis restée au chômage 7 mois. Cela m’a permise de constater l’inefficacité de Pôle Emploi dans son rôle social, au sens où les chercheurs d’emploi sont davantage gérés comme des numéros à visée statistique que comme des gens avec toute leur complexité, leur vécu, leur émotivité… Mais j’en ai aussi profité pour m’imprégner de cette nouvelle région, faire des promenades et des photos avec ma chérie, en bord de mer, de lac, de rivière.

Au mois de Mai, nous sommes revenues à Dijon, je devais assister à ma deuxième audience au TGI. 800 km, pour 15 minutes de mépris et d’incompréhension, de déballage de vie privée dans une salle publique. Et ma chérie n’a même pas eu le droit d’être près de moi durant cette audience… Forte amertume en sortant de là, le verdict confirmera quelques temps après. Heureusement la journée fut sauvée par une belle promenade en ville, et une soirée avec des amies. Le séjour en Bourgogne s’acheva par un passage chez ma mère, ravie de nous voir, l’occasion pour nous de récupérer quelques unes de mes affaires, et profiter du soleil dans la campagne alentour. Que cette région est belle en cette saison !

Le mois s’achève sur mon entrée dans ma trente-et-unième année.

L’été breton s’écoule doucement, entre promenades main dans la main, et marches des fiertés, l’achèvement d’un prototype de laser, et divers projets d’électronique. Juillet s’achève, et je décroche un CDD de trois mois dans une ESN (Entreprise de Services Numériques). Je récupère une véritable hygiène de vie. Cela peut paraitre bête, mais mes premiers mois de chômage ont été salvateurs pour moi, j’avais vraiment besoin de repos pour me mettre à chercher activement et sereinement du travail, chose que je faisais depuis l’été 2014. L’épreuve du mois de Mai a été très difficile à surmonter, tant par les crises d’angoisses qui l’on précédée, que celles qui ont suivi. Même si ma chérie a été un soutien extraordinaire sans qui je ne serais rien, trouver un travail m’a permise d’avoir de nouveau confiance en moi, et de me dire que finalement, je suis capable et utile socialement parlant. En Août, je me donne à fond dans mon travail et ma chérie et moi faisons pour la deuxième fois le tour du lac de Brennilis, une randonnée de près de 20 km, avec une faune et une flore incroyable !

En Septembre, par deux fois nous explorons le lac de Guerlédan, vidé depuis Mars. Ce fut une expérience saisissante, on ne s’attend pas à trouver autant de choses au fond d’un lac 🙂

Nous voici en Octobre, nous faisons le trajet jusqu’à Paris, pour défiler à l’Existrans

Existrans 2015

A la fin du mois, j’achève ma période d’essai et en débute une deuxième, mais en CDI cette fois. Je suis rassurée, nous allons pouvoir déménager. Avec deux CDI, nous pouvons envisager l’avenir plus sereinement.

Novembre… Que dire… L’effroi devant l’horreur, horreur qui se produit pourtant tous les jours partout ailleurs. Tout à coup les medias s’emballent parce que ça se passe ici, en France, ailleurs c’est moins grave, Janvier, c’était un acte isolé… Ce n’est évidemment pas la vérité mais c’est pourtant ce qui transpire des infos… Nausées… État d’urgence décrété, procédure « normale » et puis dans les jours, les semaines qui suivent, c’est le « n’importe quoi » l’état d’urgence est prolongé, les bavures policières s’accumulent, le judiciaire est court-circuité, des mesures sécuritaires privatrices (encore, déjà vues avec les « boites noires » de Cazeneuve) sont votées, pour notre « sécurité ». Si je peux me permettre, la sécurité passe par le renseignement, pas la répression, la peur, bref… Le temps passe, les migrants sont devenus des pestiférés aux yeux de nombreux États, les frontières se ferment, le populisme monte. On croirait revoir l’Europe du temps de l’Allemagne nazie, c’est triste de voir à quelle point la mémoire des gens est courte.

Les élections régionales ont lieu, comme promis c’est une claque, la droite remporte de nombreuses régions, cette droite dite modérée qui a dragué le FN sans vergogne, cette droite qui compte parmi ces élus deux LGBT-phobe qui ont léché les bottes de cette organisation tristement connue, et dont l’un a déclaré publiquement qu’il mettrait en oeuvre ses convictions religieuses, dans un État laïque… Entre temps j’ai reçu une convocation pour une nouvelle audience à Dijon, en Cour d’appel cette fois, pour Février. Mes crises d’angoisses reprennent. Elles n’ont jamais vraiment cessé, elles restent là, tapies dans l’ombre, attendant un moment de faiblesse. Je constate aussi que je suis devenue agoraphobe, les anxiolytiques me manquent… Ma thyroïde flanche de nouveau, je plonge en dépression, au boulot ça ne va pas, je tombe malade, j’atteints mes limites sur le projet sur lequel je travaille et je ne pourrai pas arriver au bout, je le sais. Avant mes congés pour les fêtes, je décide d’abandonner, de changer de projet, en espérant que cela n’ait pas d’impact sur ma période d’essai en cours.

Ces derniers jours m’ont fait du bien. Notre opération associative s’est bien déroulée, nous avons pu rembourser notre chalet, acheter des jouets aux enfants de l’hôpital, avec l’argent de la vente de bonnets de Noël, et notre collecte de jouets pour les enfants défavorisés a été un succès. Aujourd’hui avec ma chérie nous avons rendu les clés de notre logement précédent, nos amis nous ont aidées à stocker nos affaires etvnous héberger. Dimanche, nous emménageons dans notre nouveau chez-nous !

2015 fut une année bouleversante, je vis en couple avec ma compagne depuis un an et tout se passe bien. Malgré des événements graves, tant à l’échelle mondiale qu’à la mienne, je vois se construire un bel avenir avec ma chérie, et c’est tout ce qui compte pour moi au fond, le bonheur de ma chérie, notre vie ensemble, elle et moi

Bonne année 2016 à toutes et tous :-*

Divers | 24.04.2015 - 14 h 16 | 0 COMMENTAIRES
Petit guide du mensonge en politique

À l’occasion de l’arrivée en politique de «La Manif Pour Tous», je vous recommande vivement le «Petit guide du mensonge en politique» de Thomas Guénolé, un ouvrage divertissant, instructif, ponctué de petits jeux, et ô combien révélateur des pratiques courantes de nos chers politiciens…

 

Bonne lecture 😉

Divers | 26.01.2015 - 16 h 19 | 16 COMMENTAIRES
Papillon migrateur

Voilà un mois que j’ai quitté Dijon et ses belles promenades, quitté mon job cordialement, quitté mes amis que je reverrai prochainement, mon appartement dans lequel je me sentais à l’étroit… Un mois que je suis installée ici, avec ma chérie. Ce fut long, très long, nous ne nous étions pas vues depuis Octobre, plus de deux mois sans nous enlacer, nous embrasser, être l’une contre l’autre, mais ça y est ! Enfin ! Le 27 Décembre, je faisais l’état des lieux de sortie de mon appartement, et le 28, à 18h30, je pouvais à nouveau te prendre dans mes bras, te dire combien je t’aime, sans un mot, juste en plongeant mon regard dans le tien, et sentir à mon tour tout cet amour que tu me donne.

Un mois s’est écoulé, et je commence tout juste à réaliser que je n’ai plus à compter les jours avant de repartir, que je n’ai plus ma valise dans mon champ de vision quand je rentre dans la chambre. Un mois et je réalise tout ce chemin parcouru depuis un an, cet amour construit solidement jour après jour, mois après mois,  qui a permis la concrétisation de ce projet: vivre ensemble, toi et moi.

Pourquoi attendre un mois pour écrire de nouveau ici ? Parce que j’en avais besoin, besoin de me reposer l’esprit, besoin de passer du temps avec la femme que j’aime, besoin de réaliser que tout ceci est bien réel, besoin de me faire à cette nouvelle vie, besoin de terminer les démarches administratives qui s’imposent (dont je ne vous conterai pas les méandres).

Me voici donc bretonne et lannionaise. J’ai enfin pu cocher des cases en plus dans la check-list de ma vie, détruire un quotidien qui lui-même me détruisait, mettre de la distance avec des sources de douleurs, et vivre avec celle que j’aime plus que tout. Il ne me reste qu’à trouver un job, et c’est plutôt en bonne voie.

 

Je me suis posée ici avec mes bagages il y a un mois, et je peux le dire, enfin, je suis heureuse, en harmonie, comme un papillon avec sa jolie fleur <3

Divers | 17.08.2014 - 11 h 17 | 10 COMMENTAIRES
Amanda, mon amour <3

Voilà un peu plus de trois ans que nous nous connaissons…

Tout à commencé par quelques échanges formels, ici même, sur Yagg, des demandes d’informations de ma part, des encouragements mutuels, et puis des messages un peu plus amicaux, plus personnels. Entre temps, je t’envoyais ma première lettre, noyée dans un tas d’autres lettres de toutes ces personnes qui t’aiment et qui voulaient t’aider dans ton parcours. J’étais tellement heureuse d’avoir la possibilité de t’aider 🙂

Les années passent et s’en suivent d’autres lettres, occasionnelles, pour prendre de tes nouvelles, t’en donner des miennes, des lettres pour lesquelles je n’attendais pas nécessairement de réponses. J’imaginais simplement ton sourire s’afficher sur ton si joli visage en les lisant 🙂 Mais tu as finalement trouvé et pris le temps de me répondre, une si jolie lettre écrite à l’encre mauve, une si jolie lettre qui m’a comblée de joie, une si jolie lettre, avec un si joli timbre :3

Dans le même temps, les premiers échanges naissent sur Twitter, Facebook, des échanges publiques, et puis des privés, des discussions classiques, mais agréables, une sensation de confiance mutuelle s’installe, rassurante, apaisante, je peux me confier à toi plus plus qu’à quiconque… Une amitié forte et durable se profile, une amitié ponctuée de tendresse, d’affection, de <3 , une amitié++

Arrive 2013 et cette manifestation du 27 Janvier où nous nous manquons de peu, nos échanges continuent. A l’occasion du 17 Mai, se déroule à Lannion une conférence sur la transidentité, j’ai envie d’y assister, envie de faire la route, envie de te rencontrer, de discuter autrement que par écrans interposés. Un super moment, la soirée et le week-end qui ont suivi étaient merveilleux, je suis rentrée avec de très beaux souvenirs en tête. A suivi mon anniversaire, le 27 Mai, et une magnifique surprise <3 .

Souvenir

Et puis je suis revenue, moins d’un mois plus tard, pour la marche des fiertés de Rennes où j’étais fière, fière de faire partie de ce mouvement, fière d’être là pour écouter le discours d’Erwann, fière et tellement heureuse de défiler près de toi. Et il y a eu cette soirée qui a suivi, cette soirée où je me suis sentie si bien, si bien, que cela m’a mise mal à l’aise, au point de fondre en larmes, parce que je me rendais compte que j’étais bien, tellement bien près de toi, et que j’allais devoir repartir, loin de toi, dès le lendemain.

Deux mois s’écoulent, je pense à toi, et tu poste ce qui sera jusqu’à présent ta dernière vidéo, celle qui annonce la fin de ce si beau mais difficile parcours, celle qui me fait encore aujourd’hui verser quelques larmes, de te voir à la fois si heureuse d’en finir avec tout cela, mais aussi d’en être si fatiguée. Cette vidéo dans laquelle tu me compare à un fondant au chocolat, et c’est tellement tellement adorable :’)

Quelques jours plus tard, j’ai envie de te voir, envie de savoir que tu vas bien, envie de t’apporter de l’affection, de m’occuper de toi, alors je prends la route, comme ça, sans prévoir, sans prévenir, je prépare simplement un fondant au chocolat et un paquet de chamallows que j’emmène avec moi, ainsi qu’une peluche, et je roule, ce samedi 17 Août 2013, je roule, avec le sourire. J’arrive à Lannion un peu avant 18h, je ne sais pas si tu es chez toi, mais tant pis, si tu n’y es pas, j’attendrai, j’ai juste envie de te voir, même pour 5 minutes. Je frappe à ta porte et débute un des plus beaux week-end qui soit. Rien d’extraordinaire, des moments simples, des moments de complicité, des regards qui disent beaucoup de choses, un week-end que je n’oublierai jamais, parce qu’il nous a permis de nous poser à nous même des questions, d’envisager autrement que par écrit, à travers des moments simples comme préparer un repas ou nous promener, qu’il y ait peut être plus que de l’amitié entre nous.

weekend_17_aout2013 PromenadeCela fait un an aujourd’hui, un an que tout s’est accéléré. Il y a eu l’Existrans où nous nous sommes revues, où tu m’a offert cette magnifique peluche qui ne m’a pas quittée…

calin_peluchele mois de Novembre, où tout a pris forme, et puis Les Anges de Noël (Andbraiz), me voici de retour à Lannion, pour une petite semaine, premier long séjour auprès de toi, premiers moments à prendre soin l’une de l’autre, premiers baisers…

Les mois se succèdent, avec leurs lots de moments féeriques à tes côtés et des centaines de photos, des cartes, des dessins, des mots doux, pour combler les moments où nous sommes loin l’une de l’autre, premiers « je t’aime »…

Nous avons pris le temps de construire quelque chose de merveilleux, de durable, nous avons pris le temps de nous aimer, je veux continuer à prendre ce temps avec toi, prendre le temps nécessaire pour construire quelque chose de solide, quelque chose d’unique, je rêve de ce moment où je vais pouvoir quitter Dijon, et venir vivre à tes côtés, durablement.

Je t’aime plus que tout mon amour <3

Je suis pour toujours ton fondant au chocolat

Fondant_au_chocolat

Publicité